L\'Algérie et le Niger renforcent la sécurité aux frontières


L'Algérie et le Niger se sont engagés à lancer des patrouilles conjointes aux frontières pour lutter contre le terrorisme et l'immigration clandestine.
Les deux pays s'associeront pour faire de la région "un havre de paix, de stabilité et de développement socio-économique harmonieux", a déclaré le ministre nigérien de l'Intérieur Abdou Labo le dimanche 18 décembre, à l'issue de la 4ème session du Comité frontalier conjoint algéro-nigérien à Alger.

"La sous-région algéro-nigérienne fait face à de nouvelles formes de menaces, notamment le terrorisme, le crime transfrontalier et les trafics d'armes et de drogue, qui affectent gravement la paix et la tranquilité sociale et mettent en danger le développement socio-économique", a-t-il déclaré.
Le ministre nigérien et son homologue algérien Dahou Ould Kablia sont convenus d'adopter une approche "concertée et pragmatique" à la sécurité régionale. Ils ont également parlé des questions du logement, des transports et des ressources en eau.
Malgré les efforts consentis par les pays en faveur du combat contre la criminalité le long de leurs frontières communes, certains "obstacles" subsistent, liés en particulier aux "problèmes d'instabilité et d'insécurité aux frontières", a déclaré Ould Kablia.
L'ouverture d'une route bitumée entre Agadez et Tamanrasset permettra de surveiller diverses activités frontalières, a ajouté le ministre. Les pays coopéreront dans les domaines judiciaires et militaires pour répondre aux enjeux sécuritaires communs.
Le ministre algérien a également souligné que la sécurité au Sahel reste la préoccupation "exclusive" de l'Algérie, du Niger, du Mali et de la Mauritanie. Ces propos sont venus en réponse à de récents rapports concernant la volonté européenne de lancer des opérations militaires limitées dans la région depuis la frontière libyenne.
"La règle qui s'applique généralement est que les questions liées à la sécurité au Sahel relèvent exclusivement des quatre pays de la région, une règle adoptée par les chefs d'Etat et les chefs d'état-major de ces mêmes pays. Les grandes puissances reconnaissent aujourd'hui implicitement cette règle", a ajouté Ould Kablia.
Il a souligné que les Etats du Sahel ont "fermement" affirmé que leurs seules forces de sécurité étaient en mesure de lutter contre toutes les formes d'instabilité dans la région, notamment le terrorisme.
Pour sa part, Labo a appelé de ses voeux "tout ce qui pourra contribuer à renforcer la sécurité et la paix" entre les deux pays. L'état des relations bilatérales est "bon", a-t-il affirmé, et les deux pays "accordent une attention spéciale à tout ce qui se passe le long des frontières".
L'Algérie a récemment cherché à renforcer la coopération en matière de lutte antiterroriste avec les Etats du Sahel en organisant des patrouilles communes pour surveiller les frontières et en participant à des programmes de formation destinés à renforcer les capacités de combat des armées.

En avril 2010, l'Algérie, la Mauritanie, le Niger et le Mali avaient mis en place le Commandement militaire conjoint de Tamanrasset pour améliorer la coordination entre leurs armées dans la lutte contre le terrorisme.
Quelques officiers algériens sont aujourd'hui présents dans le nord du Mali pour "apporter leur soutien" en assurant la formation des troupes de combat maliennes et en les accompagnant lors des opérations contre al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI), a indiqué une source militaire malienne à l'AFP.
Pour sa part, une haute source militaire algérienne a déclaré au quotidien El Khabar que l'Algérie s'était engagée à financer et à former les troupes maliennes spécialisées dans la traque des ravisseurs, à la suite d'une récente augmentation des opérations d'enlèvement visant des ressortissants occidentaux. Mais le principe du pays reste de "ne pas intervenir militairement en territoire étranger", a déclaré cette même source au quotidien algérien.
"L'Algérie a totalement refusé de prendre part à toute action militaire directe en-dehors de son propre territoire", a ajouté cette source. L'assistance technique est essentiellement canalisée à destination du Mali et du Niger, tandis que la Mauritanie a insisté sur le fait qu'elle était "capable d'assumer la responsabilité de la situation, tout en continuant à communiquer et à échanger des informations avec les trois autres pays".

Source: magharebia.com

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