Nord du Mali : " aucune médiation de taille" pour le moment (chef rebelle)


Alakhbar : Comment voyez vous la situation sur le terrain dans la région d’Azawad, et que représente territorialement les zones que vous contrôlez ?
Mohamed Lemine : Toute la région d’Azawad est sous notre contrôle, à l’exception de Tombouctou, Gao et Kidal qui sont les grandes villes de la région. En plus, il y a des immenses régions, des villes, et des bases militaires qui ont été complètement occupés par notre armée. On peut citer parmi les bases militaires qui se retrouvent sous notre contrôle, les suivantes :

- Ménaka.
- Androm boukane.
- An Sanko.
- Aguelhok.
- Bou Goussa.
- Ebi Ber.
- Tinzewatin.
A tout cela s’ajoute d’autres bases situées à la frontière avec la Mauritanie. Nous assiégeons aussi pour le moment cinq bases militaires, dont trois dans les grandes villes (Toumbouctou, Kidal et Gao) qu’ j’ai déjà cité.
Alakhbar : combien estimez-vous les pertes humaines au sein de votre mouvement ?
Mohamed Lemine : Nous avons perdu pour l’instant deux de nos hommes. Nous avons enregistré 4 blessés au sein de nos combattants.
Alakhbar : Sur le terrain, comment gérez vous les villes qui sont tombés dans vos mains ?
Mohamed Lemine : Pour des raisons sécuritaires, la première mesure que nous faisions est une mesure désarment dans la ville. Ensuite, nous renforçons la sécurité à l’entrée et à la sortie de la ville. Tout cela pour éviter des dégâts au sein de la population, en cas d’attaque.
Alakhbar : Confirmez-vous que votre mouvement était le cible de l’aviation militaire malienne, lors du dernier combat ?
Mohamed Lemine : Oui, le gouvernement malien a essayé, à plusieurs reprises, de faire recours à l’aviation militaire. Mais nous avons durement riposté à ces attaques. Nos hommes ont ainsi abattu deux avions : un hélicoptère à Ménaka, et un Mic-12, dans la bataille de Aguelhok.
Alakhbar : quelle lecture faites vous de la situation humanitaire dans la zone d’Azawad ?
Mohamed Lemine : La situation humanitaire est très critique depuis 1960, et c’est sûre qu’avec la guerre, elle va se détériorer de plus. Nous appelons les organisations humanitaires internationales pour sauver les victimes de cette situation et nous sommes prêts à les aider pour bien mener cette mission.
Alakhbar : Comment vous suivez la situation des refugiés d’Azawad dans les pays limitrophes ?
Mohamed Lemine : En ce qui concerne la situation des refugiés d’Azawad dans les pays voisins, nous nous penchons sur une stratégie pour gérer cette question. Nous ne ménagerons aucun effort pour les mettre dans des bonnes conditions, en attendant leur retour à la terre libérée d’Azawad.
Alakhbar : Pouviez vous nous parler des négociations entre votre mouvement et le gouvernement malien ?
Mohamed Lemine : Pour l’instant, il n’y a pas des négociations avec le gouvernement malien. Ce qui s’est passé en Algérie, était entre le gouvernement malien et l’Alliance du 23 mai. Donc le mouvement n’est pas concerné.
Alakhbar : Et quelles sont vos conditions pour un dialogue avec Bamako ?
Mohamed Lemine : Nous exigeons, en premier lieu, que l’intermédiaire soit une partie neutre, et que l’ordre du jour se focalise sur le droit de l’autodétermination du peuple d’Azawad. Je souligne que le lancement du dialogue ne signifie pas que nous allons déposer les armes.
Alakhbar : Avez-vous reçu une proposition dans ce sens ?
Mohamed Lemine : Pour le moment nous n’avons pas reçu aucune médiation de taille qui répond à nos aspirations.
Alakhbar
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