Intervention militaire internationale au Mali : la mutation de la MISMA se précise

L’Essor 
Intervention militaire internationale au Mali : LA MUTATION DE LA MISMA SE PRECISEUne réunion du comité restreint des chefs d’Etat-major de la CEDEAO a examiné les contours de l’élargissement et les modalités de transformation des forces africaines intervenant dans notre pays en une mission des Nations unies.
Une réunion du comité restreint des chefs d’Etat-major de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) s’est tenue vendredi à Bamako sous la présidence du chef d’Etat-major général des armées du Mali, le général Ibrahim Dahirou Dembélé représentant le ministre de la Défense et des Anciens combattants. C’était en présence de la commissaire de la CEDEAO chargée des Affaires politiques, de la Paix et de la Sécurité, Salamatu Hussaini Suleiman, du président du comité des chefs d’Etat-major de la CEDEAO, le général ivoirien Soumaïla Bagayoko, de responsables de l’Etat-major des armées du Tchad et des forces françaises de l’Opération Serval.
A l’entame des travaux, Ibrahim Dahirou Dembélé a fait observer une minute de silence en la mémoire des militaires tombés sur le champ de l’honneur. Il a ensuite salué l’engagement des forces alliées aux côtés des forces de défense et de sécurité du Mali depuis le déclenchement des opérations militaires pour la libération des régions du nord.
Le général Dembélé a dit mesurer à sa juste mesure l’importance décisive de l’élan de solidarité internationale qui a permis au Mali de contenir l’offensive des forces obscurantistes et de reprendre le contrôle de la presque totalité du territoire national.
Cette réunion, la deuxième du genre depuis la mise en place de cette structure lors de la réunion d’urgence du comité des chefs d’Etat-major de la CEDEAO tenue à Abidjan le 26 janvier dernier a examiné les questions ayant trait notamment à l’élargissement et aux modalités de transformation de la MISMA en mission de maintien de paix des Nations unies.
L’adoption, le 21 février dernier, du concept d’opération révisé de la MISMA qui a été par la suite validé par la 42ème session ordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO consacrait déjà une évolution de la mission au regard de la nouvelle donne sur le terrain.


UN CADRE PLUS ÉLARGI
 En effet, l’intervention des forces françaises et des troupes tchadiennes aux côtés de l’armée malienne et des forces de la MISMA a permis la libération de la quasi-totalité des régions du nord.
Au regard de l’évolution de la situation sur le terrain et en conformité avec les recommandations de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement des 27 et 28 février à Yamoussoukro, a précisé Soumaïla Bagayoko, il revient d’examiner les modalités de la transformation de la MISMA en une opération des de maintien de la paix des Nations unies. « L’ampleur des challenges et l’étendue des moyens à mobiliser  recommandent de nous inscrire dans un cadre plus élargi afin de multiplier nos chances de succès. C’est dans ce contexte que se situe l’orientation actuelle prise par nos autorités politiques et qui consiste en une mutation de la MISMA en mission des Nations unies », a déclaré le général Soumaïla Bagayoko.
Il s’agit pour les autorités militaires de s’approprier cette directive politique en y adaptant les objectifs stratégiques et la mission. « La flexibilité que cela pourrait nous offrir nous permettra sans doute de pallier les insuffisances dont nous sommes tant conscients », a-t-il ajouté.
Une telle situation suscite ou appelle, selon lui à des actions à mener pour une appropriation de cette transition. « La délicatesse de la mission et les réalités sur le terrain imposent des dispositions judicieuses à prendre pour garantir un succès certain de l’opération. Le défi à relever dans le cadre de la résolution de la crise sécuritaire que connaît le Mali reste immense. Il requiert une synergie d’actions de l’ensemble de la communauté internationale qui s’est déjà manifestée à travers la résolution 2085 du Conseil de sécurité des Nations unies. Il en découlera la mise en place de la mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine (MISMA) ou AFISMA pour les anglophones.
L’une des principales conclusions de la réunion de Bamako est l’intégration des forces tchadiennes (près de 2000 hommes) qui sont actuellement en première ligne avec les militaires français dans la traque des terroristes retranchés dans l’Adrar des Ifoghas.
Combien de pays n’ont pas encore totalement honoré leur engagement envers le Mali ? A cette question posée au cours d’un point de presse au terme de la réunion, le président du comité des chefs d’Etat-major de la CEDEAO a expliqué qu’à la date d’aujourd’hui, plus de 80% des effectifs de la MISMA sont déployés sur le terrain.
Sur un effectif de 7000 hommes attendus à la MISMA, 6000 combattants sont déployés sur le théâtre des opérations, a assuré Soumaïla  Bagayoko. Les pays qui n’ont pas encore honoré leur engagement sont en train de prendre des dispositions pour rejoindre les autres.
S’agissant de la transformation de la MISMA en une mission des Nations unies, les participants ont noté les critères et les formats des unités tels que demandés par les Nations unies. Ces formats seront réalisés de sorte que la MISMA en se transformant en une mission des Nations Unies demeure une mission confiée aux Africains.

S. DOUMBIA, 
Source: L’Essor,http://www.malijet.com/actualte_dans_les_regions_du_mali/rebellion_au_nord_du_mali/66816-intervention-militaire-internationale-au-mali-la-mutation-de-la-.html
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