Rébellion touareg: la France aux côtés du Mali pour résoudre la crise

BAMAKO – La France est au côté du Mali pour aider ce pays sahélien à résoudre la crise née des combats depuis mi-janvier entre rebelles touareg et militaires maliens, a affirmé jeudi soir à Bamako le ministre français chargé de la Coopération, Henri de Raincourt.


La France est au côté du Mali pour trouver des solutions qui (lui) permettront de sortir de la crise, a déclaré à la presse M. de Raincourt, qui était arrivé jeudi après-midi au Mali dans le cadre d’une tournée devant le conduire au Niger et en Mauritanie pour s’entretenir de la situation dans le Sahel.

Cette sortie de crise passe par l’acceptation de tous les acteurs de la situation actuelle d’un cessez-le-feu qui sera le préalable d’un dialogue global et confiant qui permettra de réunir tout le monde, a-t-il ajouté.

Pour lui, le dialogue devrait également permettre de revisiter en quelque sorte à la lumière des accords qui ont été passés précédemment entre le pouvoir central de Bamako et des ex-rebelles les actions qui ont été menées, qui doivent être modifiées.

Le Mali a une vocation à vivre dans la paix, parce que c’est un acteur important de la stabilité du continent, a encore dit M. de Raincourt.

Selon lui, sa visite à Bamako vise à confirmer la force et la pérennité des liens qui unissent le Mali à la France et aussi à confirmer que la France a une position extrêmement claire (…) qui est que l’unité, l’intégrité, les institutions du Mali doivent être préservées.

D’après son programme, il doit quitter Bamako vendredi matin pour Niamey, et se rendra aussi à Nouakchott. Il a eu des entretiens avec des autorités du Mali, pays en proie depuis le 17 janvier à des attaques de rebelles touareg contre plusieurs localités et objectifs de l’armée dans sa partie Nord.

Les assauts sont menés par des hommes du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) et d’autres rebelles, dont des hommes lourdement armés rentrés de Libye où ils avaient combattu au service du dirigeant Mouammar Kadhafi, aujourd’hui déchu.

Les combats ont fait de nombreuses victimes – morts et blessés – des deux côtés, sans qu’il soit possible d’établir de sources indépendantes un bilan précis des pertes dans chaque camp, chacun affirmant prendre le dessus. Mais jeudi, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a évoqué 13 militaires maliens otages dans le Nord, où il a rendu visite le 5 février.

Les affrontements ont aussi poussé des dizaines de milliers d’habitants à fuir ces zones: il y a des déplacés internes au Mali (au moins 30.000 recensés par le CICR, sans compter 20.000 autres évoqués par des sources locales) et des réfugiés dans des pays voisins.

Selon le Haut commissariat de l’ONU au réfugiés (HCR), le Niger a accueilli quelque 10.000 réfugiés, la Mauritanie 9.000, le Burkina Faso 3.000 (8.000 selon le gouvernement burkinabè).

En dehors de cette crise, le Sahel est confronté aux activités d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et est sous la menace d’une famine.

AFP / 10 février 2012 01h28
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