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8 mai 2020

Apostrophe citoyenne à Monsieur le Président de la république du Niger

Monsieur,
De prime abord, permettez-moi de vous souhaiter, une bonne rupture de ramadan.

J’ai pris ce soir la décision de vous écrire, seule opportunité qui s’offre au jeune d’Agadez que je suis, pour vous dire le mal qui me ronge.

Ce mal, sachez-le Monsieur le Président ! Je le partage sûrement avec plusieurs milliers d’habitants d’Agadez.

Ce mal, Monsieur le Président, Il n’est pas relatif au taux élevé de chômage qui étrangle les jeunes d’Agadez, ni à la précarité pernicieuse et grandissante des ménages urbains et périurbains de notre cité.

Il n’est pas non plus relatif à l’état des routes du nord, dégradées depuis des décennies et qui peinent à être réhabilitées.

Oui ! Ce mal, Monsieur le Président !, n’est pas le gémissement laconique de notre cheptel qui manque cruellement d’eau et de foin. Il n’est pas non plus lié à notre angoisse de voir nos aires de pâturages maigrir au jour le jour au profit des concessions minières attribuées sans rendement de proximité notable !

Sachez-le Monsieur le Président, notre douleur aujourd’hui est immense.
Elle est mordante comme la rouille.
Elle est relative à l’absence prolongée de notre père, frère et Président de Conseil Régional Mohamed Anacko, bloqué au Maroc depuis 45 jours.

Oui, Monsieur le Président, en mission au Maroc avec d’autres compatriotes, M. Anacko est bloqué à cause des restrictions liées aux mesures nées du Covid-19. Loin de son pays. Loin de sa région Agadez. Loin de sa famille. Oui, loin de nous.

Certes, ses assistants élus et les autorités administratives régionales font de leur mieux pour faire face aux exigences du moment, mais il est souhaitable que le premier responsable élu de la région soit là.

Notre région a grandement besoin de son président Anacko en cette période d’âpres défis.

Monsieur le Président, je sais que vous connaissez bien les qualités de l’homme qu’est Mohamed Anacko ! C’est un véritable régulateur des tensions sociales qui a toujours fait ses preuves. Nous avons besoin de lui sur place pendant ces durs moments.
Avec toutes les difficultés nées de la pandémie du Covid-19, le front social à Agadez va de mal en pis.

Conviendrez avec moi, Monsieur le Président, en pareille circonstance, une communauté a besoin de repère, de régulation, et sans fausse modestie, je vous confirme que Mohamed Anacko fait partie des rares leaders qui possèdent aujourd’hui des tels atouts à Agadez.

Monsieur le Président, de grâce, aidez-nous en usant de votre pouvoir, pour que notre président régional Mohamed Anacko soit avec nous dans les meilleurs délais.

Dans l’espoir d’une suite favorable, veuillez agréer Monsieur le Président, mes salutations distinguées.

—–
Respectueusement,

Silimane Ag Ibrahim
Citoyen à Agadez

7 mai 2020

Infoflash/Niamey : 3 mois de prison avec sursis et une amende de 20 000 Fcfa pour dame Amina Maiga

C’est le verdict issu du jugement de la dame Amina Maiga ce jeudi 7 mai 2020.
Il serait reproché à la dame Amina d’avoir tenu des propos sur la gestion du Covid-19 au Niger sur une plateforme dénommée « Liberté d’expression « . Des propos jugés « inappropriés » par le ministère public.

Il y a une quinzaine de jours, la dame Amina fut interpellée et placée sous mandat de dépôt à la prison de Daikaina.

La Rédaction

6 mai 2020

Zinder/Lutte contre le Covid19 : Coup de coeur pour l’action du compatriote IBRAHIM MAMADOU DIOP

 

Alors que les cas de contamination au Coronavirus se multiplient à l’intérieur du pays, nous apprenons que ce matin, mercredi 5 mai 2020, Ibrahim Mamadou Diop (Conseiller à la Banque Africaine de Développement) a procédé à un don substantiel de kits sanitaires au Directeur Régional de la Santé Publique de Zinder Monsieur ABDOU YAHAYA.

Il s’agit d’une dizaine de modèles de lavage des mains à double usagers, et à pédales, développés localement par GVD Niger et de plusieurs cartons de savon.

Les kits, remis au DRSP par Elhadj Hamissou Abdoua, seront mis à disposition des centres de santé de la ville afin de permettre de combattre la propagation du virus.

Il est ainsi le premier particulier à répondre à l’appel des autorités locales de la ville de Zinder.

Par décence envers la situation sanitaire qui touche des millions de personnes à travers le monde, il a demandé à ce qu’aucune cérémonie officielle de remise de don ne soit filmée mais plutôt que le matériel arrive avec célérité auprès des structures sanitaires bénéficiaires.

Nous saluons cette initiative citoyenne des plus nobles et espérons qu’elle inspirera plus d’altruisme et de solidarité à nos populations.

C’est l’occasion pour nous aussi de rendre un vibrant hommage à toutes celles et ceux, membres de comités COVID, personnel de santé, organisations caritatives, cyber citoyens et généreux donateurs qui participent quotidiennement à ce combat gigantesque contre la pandémie.

La Rédaction

Agadez : la police démantele un réseau de 5 voleurs

Ce matin a eu lieu dans les locaux de la Police Nationale d’Agadez, la présentation aux autorités et à la presse, d’une bande de 5 voleurs ayant à leur actif, le vol du véhicule 4×4 de la fondation SwissContact.

Les limiers de la police nationale d’Agadez ont réussi en un laps de temps à mettre la main sur la bande.

Selon l’officier Samaila Sanda Amadou, chef service de la police judiciaire d’Agadez :  » c’est un vol planifié par le gardien des lieux pour emporter un véhicule Double cabine, 2 ordinateurs portables, une motopompe solaire, et des rouleaux de tuyaux. Les investigations menées ont permis de géolocaliser et bloquer le véhicule dans un quartier d’Agadez. D’autres renseignements nous ont permis très rapidement de remonter aux personnes impliquées et qui sont ce matin devant vous. C’est en fait un vol soigneusement planifié « .

Le gouverneur d’Agadez Sadou Soloké, présent à la cérémonie, a vivement salué le travail des forces de sécurité qui ont permis de démanteler ce réseau.

La Rédaction

2 mai 2020

#Declaration du bureau du Conseil d’Administration de la Maison de la Presse

#Niger
#Média
#Journée_Internationale_de_la_liberté_de_presse

3 Mai 2020, Journée Internationale de la liberté de presse

– Mesdames et Messieurs, membres des associations socioprofessionnelles des médias ;
– Chères consœurs ;
– Chers confrères journalistes ;
Demain, 3 Mai 2020, le Niger, à l’instar de la communauté internationale, célèbre la Journée Internationale de la Liberté de Presse, proclamée en 1993 par l’Assemblée générale des Nations Unies.

Placée sous le thème :
« Le Journalisme sans crainte, ni complaisance », l’édition 2020 de la Journée Internationale de la Liberté de Presse intervient dans un contexte mondial très particulier, dû à la Pandémie du COVID-19. Une crise sanitaire mondiale qui affecte aussi notre pays le Niger.

A la date du 2 Mai 2020, « sur 2 967 patients testés au Niger, 728 sont déclarés positifs au Covid-19, parmi lesquels 217 sont en cours de traitement, 478 sont sortis guéris et malheureusement 33 décès sont enregistrés », selon les données du Ministère de la santé publique.
Cette crise sanitaire a contraint les autorités nigériennes à édicter des mesures barrières, telles que « se laver régulièrement les mains avec du savon ou du gel hydro alcoolique ; porter le masque ; respecter la distance d’un mètre entre les personnes; tousser dans le pli du coude, désinfecter les lieux et rester chez soi » pour lutter contre la propagation du virus.

A ces mesures se sont ajouté l’interdiction de se regrouper en grand nombre, de fréquenter les lieux de culte et de voyager, entre autres.
C’est le lieu de féliciter et encourager les médias nigériens de l’audiovisuel comme de la presse écrite et électronique pour leur pleine implication dans les actions de sensibilisation des populations contre cette pandémie.
Grâce à cet engagement et au professionnalisme dont ils ont fait montre, le Niger est en train d’enregistrer d’importants progrès dans cette lutte contre la propagation du COVID-19.
Mais l’obligation qui nous incombe de respecter les mesures prises par le gouvernement pour protéger la population contre ce virus, empêche aujourd’hui à la Maison de la Presse et aux associations socioprofessionnelles des médias de célébrer avec faste, comme ce fut le cas en 2019, l’édition 2020 de la Journée Internationale de la Liberté de Presse.
Cette Journée nous permet pourtant :
• de célébrer les principes fondamentaux de la liberté de la presse ;
• d’évaluer la liberté de la presse chez nous et à travers le monde,
• de défendre l’indépendance des médias et rendre hommage aux journalistes qui se sont illustrés dans l’exercice de la profession.

La Journée Internationale de la Liberté de la presse-2020 coïncide avec la publication, le 20 avril dernier par Reporters Sans Frontière (RSF), du Classement mondial de la liberté de presse.
Dans ce classement, le Niger a gagné 9 points, passant de la 66ème place dans le classement 2019 à la 57ème place en 2020 sur un total de 180 pays étudiés.
Dans ce rapport, RSF se félicite du fait qu’ « aucun journaliste, aucun journaliste citoyen et aucun collaborateur n’ont été tués au Niger », contrairement à ce qui se passe dans certains pays.
Le Bureau du Conseil d’Administration de la Maison de la Presse se félicite également de cette avancée réalisée par le Niger dans la promotion de la liberté de la presse au Niger.
Cette performance, faudrait-il le souligner, a en partie été rendue possible grâce aux multiples actions menées par la Maison de la presse dans le cadre des formations destinées aux journalistes, mais aussi grâce aux actions de sensibilisation en continu, menées auprès des pouvoirs publics et autres acteurs concourant à promouvoir et à entretenir la liberté de la presse au Niger.
L’occasion pour nous de réitérer une fois de plus, nos remerciements aux partenaires techniques et financiers qui nous accompagnent dans la mise en œuvre de notre plan d’actions, axé principalement sur la promotion de la liberté de la presse et la sauvegarde des acquis.

Mesdames et Messieurs,
Le progrès enregistré dans le classement 2020 de RSF ne doit pas nous faire perdre de vue la situation économique très difficile que vivent les médias nigériens par manque d’avancée sur la question d’accès à la publicité de l’Etat et de ses démembrements et sur le processus de signature de la convention collective.
A cette situation vient s’ajouter la paralysie des activités dans les médias due à la pandémie du Covid-19. Une épreuve qui met à rude épreuve le fonctionnement des médias nigériens avec des mises en chômage technique de plusieurs agents, des coûts supplémentaires sur les mesures de sécurité sanitaire sur les lieux du travail et des restrictions dans l’exercice du métier.

A cet rythme, le Bureau du conseil d’administration de la Maison de la presse s’inquiète face aux menaces de fermeture de certains organes des médias, voir la disparition de plusieurs autres avec toutes les conséquences qu’impliquent de telles situations sur la vie des agents et la liberté de la presse au Niger.
C’est le lieu pour le Bureau Conseil d’Administration de la Maison de la Presse de lancer un appel pressant au gouvernement :
– Pour la mise en place immédiate d’un plan d’appui financier conséquent aux médias pour faire face aux conséquences de la pandémie de Covid-19 sur leur fonctionnement régulier.
– De rehausser significativement l’enveloppe du fonds d’aide à la presse.

Au Conseil supérieur de la communication (CSC) :
– De revenir sur la formule d’octroi du fonds d’aide à la presse de manière directe par la révision de la loi n°2018-31 du 16 mai 2018 portant composition, attributions, organisation et fonctionnement du Conseil Supérieur de la Communication, notamment en son article 10,
– D’accélérer le processus de mise en œuvre du décret portant accès au marché publicitaire de l’Etat et ses démembrements
– De prospecter d’autres sources de financement du fonds d’aide à la presse
Cet appel va également à l’endroit de tous les acteurs impliqués dans le processus de signature de la convention collective de s’engager pour finaliser ledit processus d’ici la fin de cette année 2020.

Enfin, le Bureau du Conseil d’administration de la Maison de la presse rend un vibrant hommage à l’ensemble des acteurs qui ont rendu un grand service à la liberté de la presse dans notre pays. Parmi eux, certains nous ont déjà quittés. Que leurs âmes reposent en paix. Amine

Vive le Niger
Vive la liberté de la presse
Vive les médias nigériens

Zinder/Niger : Moustapha Adam dit Obama, coordinateur régional Tournons La Page- Zinder placé en mandat de dépôt à la maison d’arrêt

L’acteur de la société civile Moustapha Adam dit Obama vient de passer sa première nuit à la Maison d’Arrêt de Zinder.
Il a été transfèré hier de la localité de Tanout, situé à 150 km au nord de Zinder, pour s’être plaint des coupures intempestives d’électricité dans la localité.

Ayant d’abord rencontré les élus locaux, la chefferie, Obama et quelques uns de ses camarades de lutte, avaient décidé de rencontrer le Préfet de Tanout pour lui faire part du ras-le-bol de la population. C’est lors de ces échanges, houleux entre lui et l’autorité, apprend-on que l’activiste a été interpellé pour :  » Outrage à autorité publique par voie de fait  » et transféré vers Zinder.
Nous y reviendrons !

Aïr Info

30 avr. 2020

Tillabéri : l’acteur de la société civile Moussa Tchangari bénéficie d’une liberté provisoire

Emprisonné depuis le 19 mars, Moussa Tchangari, secrétaire général de Alternative Espaces Citoyens, vient de recouvrer la liberté a appris Aïr Info de source proche de son avocat.
Toujours selon cette source deux autres activistes Chekaraou et Habibou ont aussi bénéficié d’une liberté provisoire.

En rappel, Moussa et cinq autres leaders de la société civile étaient emprisonnés, après avoir participé le 15 mars à une manifestation à Niamey. « Interdite » selon les autorités de Niamey.  » Non interdite » selon les organisateurs.

Depuis lors les sieurs Moussa Tchangari ( AEC), Halidou Mounkaila (Synaceb), Habibou Soumaila, Moudi Moussa, Maikoul Zodi (tous trois membres de Tournons la Page, TLP), Chekaroau ( syndicat des commerçants) étaient détenus dans cinq prisons séparées situées dans la région de Tillabéry : à Daïkana, à Kollo, à Ouallam et à Filingué.

DIM

Agadez : des détails sur le drone de l’US Army écrasé jeudi dernier

 

 

D’après des sources contactées sur place l’appareil, immatriculé US Army 02197, s’est abîmé le jeudi 23 avril 2020 à 9 heures. A moins d’un kilomètre d’un campement sis non loin du village de Aghlal’ingharen, situé à 35 km de la ville d’Agadez sur la route Tahoua.
La gendarmerie, alertée par les villageois, a d’abord securisé le site, avant de revenir le lendemain avec les américains pour enlever le dispositif armé et faire sauter le reste de l’appareillage.

Rappelons qu’un autre appareil de l’US Army, immatriculé 02188, s’est abîmé le 29 février dernier à Anwaitaram, village situé à 50 km de Timia.

D’après une source sécuritaire jointe par Aïr Info ces drones menent des raids ciblés en Libye.

DIM

Photos : Aïr Info

25 avr. 2020

Nécrologie : Adieu Albert Ferral

Albert Ferral, l’ancien conservateur du musée national Boubou Hama de Niamey est rappelé à Dieu, le 21 avril 2020, à Niamey.
De son vivant, Albert a consacré beaucoup d’années de sa vie à la promotion du Musée national Boubou Hama du Niger, créé le 18 décembre 1959. Il a
succédé à M. Pablo Toucet, le tout premier directeur du Musée national du Niger.

Courtois, serviable, et fin connaisseur de la culture nigérienne, le défunt Albert Ferral est un métis de Zinder.
Instituteur chevronné et homme de Lettres, Albert a écrit plusieurs livres sur les insectes, sur l’art des coifures, sur l’Histoire des foyers de métis de la colonie du Niger…etc.
Avec son départ, le Niger perd une grande bibliothèque.

Paix à ton âme Albert et que les portes du paradis divin te soient grandement ouvertes.

La Rédaction

Niger : que se passe-t-il dans la région de Tillabéry ?

Vingt-cinq ans après la signature des accords de paix de Ouagadougou, quels changements ?

Aujourd’hui, 24 avril, est la date anniversaire de la signature des accords de paix entre des organisations politico-militaires et l’État du Niger en 1995 à Ouagadougou (Burkina Faso). Naguère, la commémoration de cette date, dénommée fête de la Concorde nationale, permettait de faire le point sur l’application de ces accords et surtout sur l’évolution des problèmes à l’origine de la création de ces Mouvements.

La promesse de l’Etat était alors la conduite d’une politique de développement non discriminatoire accordant l’égalité des chances aux citoyens, sans considérations d’ordre ethnique ou régional. De premières mesures concrètes devaient donner le ton à cette vision rénovée, censée inaugurer une nouvelle gouvernance et un rapport différent de l’État au citoyen. Elles comportaient l’intégration des combattants des Mouvements dans les différents corps militaires et paramilitaires, l’accompagnement socioéconomique d’un certain nombre d’acteurs de ces Mouvements afin de faciliter leur réinsertion dans la vie de la nation et surtout la décentralisation administrative. Décentralisation qui devait faire du citoyen l’acteur central du développement de son territoire. Compétences et moyens devaient être transférés à l’échelle régionale afin d’adapter et ainsi optimiser les politiques publiques de développement.

Vingt-cinq ans après la signature de ces accords de paix, le monde a connu des transformations, le Niger également. Néanmoins, hormis quelques avancées notables, le pays peine encore à se définir pour espérer jeter les jalons d’un État de droit à même de l’engager sur les rails d’un réel développement. Les événements actuels de la Région de Tillabéry révèlent une fois de plus la fragilité et la sclérose d’un système politique qui manifeste de nouveau son inadaptation et incapacité à faire face aux réalités et à proposer un projet d’avenir viable et rassurant pour le pays.

Les informations alarmantes faisant état d’exactions qui seraient commises par l’Armée nationale à l’encontre de civils dans cette région, constituent un écueil à une cohésion nationale pourtant indispensable dans cette période d’incertitudes et de menaces multiples. Les autorités du pays donnent l’impression d’être dépassées et reproduisent les mêmes méthodes qu’antan. Elles espèrent se soustraire à leurs responsabilités et à leur devoir de clarté et de vérité envers les citoyens en niant outrageusement les faits, les qualifiant maladroitement «d’allégations » ; posture d’autant plus dangereuse qu’elle contribue à cliver la population autour de stéréotypes simplistes et populistes tendant à opposer ceux qui réclament la vérité et ceux qui soutiendraient les Forces de Défense et de Sécurité (FDS).

Le gouvernement nigérien gagnerait en crédibilité s’il disait au plus vite ce qui est arrivé aux 102 citoyens nigériens dont la liste circule depuis des semaines dans les médias et sur les réseaux sociaux. Les autorités tardent également à clarifier la nature des fosses communes dont les photos ont été largement diffusées. Les tergiversations observées dans la gestion de cette affaire risquent de replonger le pays dans une crise de confiance préjudiciable à sa stabilité et à son avenir.

Le seul prétexte de « la lutte contre le terrorisme » ne saurait non plus justifier le silence de la communauté internationale sur ces graves événements. En effet, la participation de plusieurs pays et organisations internationales à la sécurisation de cet espace devrait s’accompagner d’une attention particulière portée au sort des populations civiles. La responsabilité de la communauté internationale est pleinement engagée et pourrait difficilement se contenter de s’abriter derrière une hypothétique souveraineté de l’Etat nigérien, doublée d’une gouvernance politique qui montre encore une fois ses limites à travers cette affaire.

Le gouvernement nigérien est comptable de l’unité et de la cohésion nationales. Cela l’oblige. Par conséquent, il se doit de veiller à la confiance que les citoyens devraient pouvoir placer dans leur FDS et cela conditionne en outre l’efficacité de toute stratégie sécuritaire.

Abdoulahi ATTAYOUB
Consultant
Lyon le 24 avril 2020
@attayoub

21 avr. 2020

Niamey/Niger/Covid-19 : 108 manifestants interpellés pour des casses nocturnes

Manifestations de rue à Niamey- Photo : D.R

Suite à des manifestations de rue simultanées pour contester le couvre-feu en vigueur dans la capitale, un communiqué de la police fait état de l’interpellation de 108 personnes, en majorité des jeunes.
Le Communiqué nous apprend que 10 personnes ont été mises sous mandat de dépôt à la prison de haute sécurité de Koutoukalé.

Rappelons que ces dernières nuits, la capitale Niamey a été le théâtre des affrontements entre forces de l’ordre et habitants de Niamey opposés aux mesures préventives décidées pour contrer la propagation du Covid-19.
Des édifices publics ont été vandalisés dans plusieurs quartiers de Niamey.

La Rédaction

20 avr. 2020

Médias /Niger : le journaliste Aksar Moussa porte plainte contre x pour diffamation

Nous apprenons que le journaliste d’investigation Moussa Aksar a porté plainte contre x suite à des écrits parus sur les réseaux sociaux alléguant qu’il : « aurait pris de l’argent auprès d’un opérateur économique pour une campagne médiatique de dénigrement visant des personnalités politiques « .  » C’est faux et archi faux ! D’ailleurs, ceux qui ont distillé ces informations se cachent derrière des faux profils. C’est de la médisance lâche et puérile ! « , répond Moussa Aksar.

Le journaliste s’estimant diffamé demande à la justice de le laver de ces allégations mensongères et sans fondement.

Pour de nombreux observateurs, Moussa Aksar est dans la ligne de mire de ceux qui ne veulent pas le voir continuer son travail de fouineur dans le cadre de l’affaire dite du « ministère de la Défense ».

En rappel, le même journaliste Moussa Aksar a porté plainte le 16 mars dernier contre le nommé Hima Aboubacar dit petit Boubé pour menaces de mort (voir pièce jointe).
 » Une plainte qui n’a pas eu de suite », selon Moussa Aksar joint par Aïr Info.

Le journaliste Moussa Aksar est connu au Niger et au-delà pour ses enquêtes osées dans la lutte contre la corruption, le terrorisme…etc.
Il est partenaire de l’OCCRP (Organized Crime and Corruption Reporting Project) qui est un regroupement de journalistes d’enquête et de centres d’enquête fondé en 2006; de l’ANCIR; de Global Investigative Journalism Network (GIJN).
Moussa Aksar est membre du
Consortium international des journalistes d’investigation et depuis un an président de la Celulle Norbert Zongo pour le journalisme d’investigation en Afrique de l’Ouest (CENOZO).

La Rédaction

19 avr. 2020

Niamey : l’acteur de la société civile Moussa Tchangari devant le juge demain

Interpellé le 15 mars dernier avec 5 autres acteurs de la société civile après une marche pour réclamer justice dans le dossier dit de « Détournements présumés au ministère de la Défense », Moussa Tchangari sera demain matin devant le juge.

Rappelons que cette marche ayant dégénéré en pugilats entre manifestants et forces de l’ordre a causé officiellement la mort de 3 personnes, plusieurs blessés et d’importants dégâts matériels.

La Rédaction

16 avr. 2020

Niger : deux personnes interpellées après émission de messages sur whatsapp

Dr Mallah Tidjani, interpellé à la Police Judiciaire de Niamey
Nassirou Saidou, acteur de la société civile interpellé à la Police Judiciaire de Niamey

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hier mardi 14 avril 2020, deux personnes ont été interpellées à la police judiciaire à la suite de leurs messages vocaux diffusés sur le réseau Whatsapp. Il s’agit de docteur Mallah Tidjani, un médecin qui a émis de doutes sur la véracité du nombre de cas de patients testés positifs au covid-19 au Niger et en général sur la gestion de la pandémie.  La seconde personne est Nassirou Saidou, acteur de la société civile qui lui, dans son message vocal, prêtait des intentions au gouvernement de « profiter de l’état d’urgence » voté par les parlementaires pour « ne pas organiser des élections générales ».

Ces deux personnes passent leur deuxième nuit à la Police Judiciaire.

Ahmadou Atafa

15 avr. 2020

Niger : la décision de continuer l’enseignement pédagogique via Whatsapp divise l’opinion

 

 

 

Dans une correspondance en date du 15 avril, le Ministère en charge des Enseignements Secondaires (MES), via son secrétaire général, informe les Directeurs Régionaux des Enseignements Secondaires de sa stratégie visant à assurer la continuité pédagogique via Whatsapp. Cette stratégie « prévoit entre autres la mise à disposition des élèves, à travers le réseau Whatsapp, de résumés de cours contenant chacun une série d’exercices corrigés », indique la correspondance.

Il faut noter que, dans cette stratégie, ce sont uniquement « les disciplines fondamentales » à chaque classe qui seront considérées et par conséquent dispensées via Whatsapp.

Depuis l’annonce de cette initiative, des voix s’élèvent. Illias Amoumane, enseignant à Agadez affirme que :  » dans cette situation particulière imposée par un contexte sanitaire sans précédent, il est bien de songer à sauver l’année académique, d’une manière ou d’une autre. Cette initiative est à saluer ! « .

Une initiative qui peine à convaincre Azara Abdou, chargée d’enseignement dans un collège de la place. Elle craint une flagrante rupture d’égalité entre les élèves.
 » Il ne faut pas oublier de prendre en compte les disparités du pays ». Parce que, dit-elle :  » Tous les élèves ne sont pas logés à la même enseigne. Avoir un téléphone androïd est un luxe et même s’ils l’ont, il faut avoir les frais de connexion ».

Que pensent l’association des parents d’élèves et les syndicats des scolaires de cette décision ?
Les prochains jours nous le diront.

Ahmadou Atafa

13 avr. 2020

Agadez : une quarantaine de migrants confinés au Stade régional prennent la fuite

Nous apprenons que le 10 avril 2020 quarante trois migrants parmi les 250 confinés depuis une semaine au Stade régional Sidi Mohamed d’Agadez ont fui le site.
Rappelons que ces personnes ont été expulsées de la frontière libyenne la semaine dernière avant d’être acheminées à Dirkou puis à Agadez commune par le service assistance de l’OIM.
Pour mieux assurer leur suivi sanitaire dans le cadre de la lutte contre le Covid-19, les autorités communales ont jugé utile de les mettre en quarantaine au stade où un suivi médical et logistique leur est accordé par L’OIM.

La Rédaction

9 avr. 2020

Infoflash/Niamey : Ali Idrissa, coordonnateur du ROTAB interpellé à la Police Judiciaire

Nous apprenons à l’instant que Ali Idrissa, coordonnateur du ROTAB vient d’être interpellé à la police judiciaire ce jeudi 9 avril 2020.
Nous ignorons pour l’instant le mobile de son interpellation.

La Rédaction

7 avr. 2020

Otages italiens au Sahel : des précisions sur le deuxième otage détenu avec PIER LUIGI

Dans la vidéo parvenue à la rédaction de Aïr Info, on voit bien PIER LUIGI Maccalli, prêtre italien enlevé au Niger dans la nuit du 17 au 18 septembre 2018 se présenter face caméra en précisant la date du 24 mars 2020.

Après lui, un autre otage, visiblement amaigri,  se présenter au nom de NICOLA Chiacchio.
Si pour le prêtre PIERLUIGI, son enlèvement a été rendu public, il n’en est pas de même pour son compagnon d’infortune NICOLA. Qui est-il ?
Pour ANDREA de Georgio, journaliste et specialiste italien des questions terroristes au Sahel :  » selon mes sources NICOLA Ciacco est un touriste italien qui avait entrepris un voyage à vélo depuis l’Italie. Il voulait atteindre Tombouctou en passant par Douentza. J’ai appris que les services de sécurité maliens lui avaient refusé le passage de Douentza mais le touriste a insisté et même signé une décharge de responsabilité pour tout ce qui adviendrait ».
Selon des sources récoupées par Aïr Info, les deux otages sont retenus par le Groupe de Soutien à l’islam et aux Musulmans, une organisation militaire et terroriste, d’idéologie salafiste djihadiste, formée le 1ᵉʳ mars 2017 au Mali.
Toujours selon des informations fiables parvenues à Aïr Info, ce même groupe détenait jusqu’au jour de leur libération la québécoise Édith Blais et son copain italien Luca Tacchetto, enlevés en décembre 2018 au Burkina Faso. Ils ont été relâchés par
 » humanisme ». Aucune rançon n’a été versée. 
Les otages italiens encore aux mains de leurs ravisseurs connaîtront-ils l’heureux sort de Edith et Luca libérés après 15 mois de captivité ? 
Plusieurs réseaux, a appris Aïr Info, s’activent pour arriver cette fin.
Ibrahim Manzo Diallo 
Aïr Info 

6 avr. 2020

Urgent/Sahel : deux otages italiens détenus au nord Mali donnent signe de vie

Sur une vidéo récente dont copie est parvenue à la rédaction de Aïr Info, on voit deux italiens, fatigués à première vue décliner face  caméra leur identité, leur nationalité, et la date de la prise de vue.

D’après nos recherches,  il s’agit bien du prêtre PierLuigi Maccalli, enlevé le 18 septembre 2018, dans sa paroisse de Bomoanga, située à 150 km au sud-ouest de Niamey, à la frontière du Niger avec le Burkina.

Rappelons que le Père Pierluigi Maccalli, âgé aujourdhui de 59 ans, est un missionnaire italien de la Société des Missions Africaines (SMA).

Le deuxième otage qui s’exprimait sur la courte vidéo de 23 secondes est italien aussi. Il s’était présenté au nom de Nicola Ciacco.

Nous ignorons quand et comment il s’est retrouvé entre les mains des terroristes.

Ibrahim Manzo Diallo

Aïr Info

 

5 avr. 2020

Niger/Covid-19 : 13 guérisons enregistrées

D’après un communiqué du ministère de la santé du Niger, il a été enregistré aujourd’hui 40 nouveaux cas positifs au Covid-19 portant le nombre à 184 cas positifs.
Parmi ces derniers, 161 patients sont en cours de traitement, 13 sont sortis guéris et 10 décès enregistrés.
Le communiqué précise que l’état de santé des patients pris en charge est stable.

DIM

Entretien avec Romaric Adekambi, co-fondateur de Agone Drone, sur la vulgarisation de l’usage des drones au Bénin

Romaric Adekambi est le co-fondateur de Agone Drone, une agence de location de drones pour les professionnels du secteur audiovisuel. Avec ...